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Il faut
aussi se rappeler que seulement dans les cours des grands
d'Espagne, en plus des chanteurs et danseurs, on y recevait
des musiciens qui accompagnaient de leurs instruments les
acteurs principaux,ces instruments anciens tel que
flûte, luth, tambourin, castagnettes, soutenaient le
chant rythmant des ondulations des corps de danseurs qui
exprimaient en mimant en quelque sorte les phrases du chant
de l'interprète.
Tout
s'exprime dans l'art du Flamenco, la joie, la peine, la
souffrance, l'amour, la jalousie, le travail, la passion et
la mort, par les voix tout d'abord, qu'elles soient
éraillées à l'instar de celles des
vieux gitans édentés ou claire comme celle
d'un enfant sans oublier le corps, c'est-à-dire, par
la gestuelle de la danse elle-même.
Ce n'est
que vers le XVIIIème siècle qu'arriva en
Espagne un de ces instruments fabuleux qui devait
révolutionner le Flamenco, lui apportant les accents
qui le transcendèrent dans l'accompagnement de son
chant et de sa danse ; la guitare, non seulement fut
à partir d'elle transcrire les musiques des chants
traditionnels grâce à une écriture
beaucoup plus simple que le solfège puisque la
tablature de la guitare est d'une lecture qui lui est
spécialement adaptée et facile,
représentant les six cordes de l'instrument, les
chiffres inscrits sur chacune des lignes correspondent aux
dix-huit cases du manche de la guitare, tout devint
rapidement possible et clair dans l'interprétation de
la musique à déchiffrer.
A chaque
Rasguedos ou techniques d'accords pour accompagner une
chanson, s'ajoutèrent des signaux ou Llamadas
(appels) pour inviter le chanteur à attaquer et
(remater) pour l'inviter à continuer où
à s'arrêter.
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